pollution électromagnétique

Électro-hypersensibilité : par où commencer quand vous ne supportez plus les ondes ?

Électro-hypersensibilité : par où commencer quand vous ne supportez plus les ondes ?

Certaines personnes ressentent les ondes de manière aiguë : maux de tête, brûlures, confusion, fatigue extrême, troubles du sommeil…
Quand le corps semble “ne plus supporter” l’environnement électromagnétique, la vie quotidienne peut devenir très compliquée.

Cet article s’adresse à vous, si vous vous reconnaissez, ou si vous connaissez quelqu’un dans ce cas.

Reconnaître la réalité de ce que vous vivez

Quelles que soient les explications scientifiques (encore incomplètes), la première chose importante est de reconnaître la réalité de vos symptômes :

  • Vous ne les inventez pas.
  • Ils impactent réellement votre vie.
  • Ils peuvent être exacerbés par un environnement saturé en CEM, un système nerveux fragilisé (burn-out, stress, maladie chronique), ou d’autres facteurs.

L’idée n’est pas de vous convaincre que “tout vient des ondes” ou “tout vient de votre tête”, mais de prendre en compte l’ensemble.

Ce que la science dit (et ne dit pas)

Les études sur l’intolérance environnementale idiopathique attribuée aux CEM (IEI-EMF) montrent :

  • Des symptômes bien réels chez les personnes concernées.
  • Une difficulté à établir un lien systématique entre niveau de champ mesuré et déclenchement des symptômes, dans les protocoles en double aveugle.
  • Un rôle probable de facteurs psychologiques, du stress, de l’hypervigilance… mais aussi la possibilité que certains profils soient réellement plus sensibles biologiquement.

En clair : la situation est plus complexe qu’un simple “oui/non”.
Ce qui n’empêche pas d’agir concrètement sur l’environnement électromagnétique.

Par où commencer quand on est électro-hypersensible ?

Plutôt que de tout bouleverser en même temps, je recommande une approche par étapes.

Étape 1 : sécuriser la zone de sommeil

  • Supprimer les sources RF de la chambre (Wi-Fi, DECT, appareils sans-fil, babyphones…).
  • Téléphone en mode avion, hors de la chambre si possible.
  • Alléger les champs 50 Hz autour du lit (câbles, multiprises, lits électriques).
  • Selon les besoins, envisager un biorupteur sur le circuit de la chambre.

C’est souvent là que l’on observe les premiers changements (sommeil, fatigue, récupération).

Étape 2 : simplifier l’environnement immédiat

  • Réduire le Wi-Fi au strict nécessaire, passer en filaire ce qui peut l’être.
  • Limiter l’utilisation du Bluetooth (écouteurs, montres…) surtout en continu.
  • Éviter les expositions fortes et prolongées : téléphone collé à l’oreille, box à 50 cm du bureau, etc.

Étape 3 : réfléchir aux lieux de travail et à l’extérieur

  • Identifier les lieux qui vous déclenchent le plus de symptômes (open-space, coworking, transports…).
  • Voir ce qu’il est possible de faire : télétravail partiel, réaménagement, changement de place, etc.
  • Parfois, travailler sur l’ensemble de l’hygiène de vie (stress, sommeil, alimentation, toxiques) est nécessaire pour retrouver une meilleure tolérance.

Attention à ne pas tomber dans la spirale de la peur

Lorsque l’on souffre, il est normal de chercher des causes.
Mais se focaliser uniquement sur les ondes, en interprétant chaque sensation comme un “effet CEM”, peut renforcer l’hypervigilance et aggraver les symptômes.

D’où l’importance de :

  • garder un regard global (corps, système nerveux, environnement, émotions),
  • avancer étape par étape, en mesurant les changements,
  • se faire accompagner lorsque c’est nécessaire.

Mon approche auprès des personnes électro-hypersensibles

Concrètement, je vous propose :

  • Un diagnostic précis de votre environnement (chez vous, parfois sur votre lieu de travail).
  • Un échange approfondi sur vos ressentis, votre histoire, votre contexte.
  • Un plan d’action progressif, adapté à votre réalité et vos besoins urgents.
  • Un suivi possible pour ajuster les solutions au fil du temps.

Conclusion

L’électrosensibilité est une épreuve, mais ce n’est pas une condamnation à vivre dans la peur permanente.
En travaillant à la fois sur l’environnement électromagnétique et sur le terrain global (nerveux, émotionnel, physiologique), il est possible d’améliorer significativement votre qualité de vie.

👉 Si vous avez le sentiment d’être électro-hypersensible et que vous vous sentez perdu(e), vous pouvez me contacter pour en parler.

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CEM & vivant : abeilles, insectes, biodiversité

CEM & vivant : abeilles, insectes, biodiversité

Quand on parle des ondes, on pense souvent à la santé humaine.
Mais les champs électromagnétiques interagissent aussi avec le reste du vivant : abeilles, insectes, oiseaux, plantes…

Dans cet article, je ne vais pas vous promettre des scénarios catastrophes, ni vous dire “tout va bien”.
Je vais simplement vous montrer pourquoi la question CEM & biodiversité mérite d’être prise au sérieux.

Pourquoi les insectes et les animaux sont sensibles aux champs

De nombreuses espèces utilisent les champs naturels pour s’orienter :

  • Les abeilles et certains oiseaux utilisent le champ magnétique terrestre comme repère.
  • Certains insectes sont sensibles à des signaux très faibles, liés à la lumière, aux odeurs, mais aussi à l’environnement électromagnétique.

Deux éléments importants :

  1. Les dimensions des insectes sont parfois comparables à la longueur d’onde de certains signaux artificiels → ils peuvent interagir différemment avec les champs que nos corps humains.
  2. Leur métabolisme est souvent très rapide : de petites perturbations peuvent avoir un impact notable sur leur comportement, leur reproduction, leur orientation.

Ce que montrent certaines études (sans exagération)

On commence à voir apparaître, dans la littérature scientifique :

  • des changements de comportement de pollinisation chez certaines abeilles exposées à certains signaux,
  • des modifications de mortalité, d’orientation ou de reproduction chez certains insectes,
  • des observations d’évitement ou de modification de comportement chez certains oiseaux à proximité de certaines installations.

Rien de tout cela ne permet de dire :

“Les ondes sont LA cause principale du déclin des insectes.”

Nous savons déjà que les causes sont multiples : pesticides, destruction des habitats, pollution lumineuse, climat…
En revanche, il serait peu sérieux de prétendre que les CEM ne peuvent en aucun cas jouer un rôle, même secondaire.

Le “cocktail” auquel le vivant est soumis

Pour les pollinisateurs (abeilles, papillons, bourdons…), la réalité, c’est un cocktail de stress :

  • produits chimiques (pesticides, fongicides, herbicides),
  • monocultures, disparition de fleurs sauvages,
  • pollution de l’air et de l’eau,
  • pollution lumineuse,
  • et désormais, un environnement de plus en plus dense en signaux électromagnétiques.

Même si la contribution exacte des CEM est difficile à quantifier, il est logique de les intégrer dans la réflexion globale :
plus nous simplifions et apaisons l’environnement, mieux le vivant s’en porte.

Et dans votre jardin, votre balcon, votre quartier ?

À votre échelle, vous ne pouvez pas décider de l’emplacement d’une antenne relais.
En revanche, vous pouvez :

  • Réduire le nombre d’émetteurs inutiles à l’extérieur :
    • éviter les caméras Wi-Fi qui émettent en continu près d’un nichoir ou d’un massif de fleurs,
    • préférer des solutions filaires ou à émission ponctuelle quand c’est possible.
  • Créer des zones de refuge pour le vivant :
    • zones peu éclairées la nuit,
    • coins de végétation riche,
    • haies, fleurs mellifères, diversité végétale.

L’idée est simple :

plus vous créez des espaces calmes (lumière, bruit, ondes), plus vous donnez une chance aux insectes et petits animaux de s’y ressourcer.

Vers une “écologie” élargie : pas seulement l’air et l’eau

Pendant longtemps, nous avons ignoré l’impact :

  • de la chimie sur l’environnement,
  • du bruit sur le vivant,
  • de la lumière artificielle sur le cycle jour/nuit.

Les CEM sont, en quelque sorte, le nouveau venu dans cette prise de conscience.

On ne sait pas encore tout, mais nous savons déjà :

  • que les CEM peuvent interagir avec le vivant,
  • que certaines espèces y sont plus sensibles que d’autres,
  • que l’accumulation des stress rend les organismes plus vulnérables.

Ce que je propose dans ma pratique

Lorsque j’interviens sur un habitat, je ne pense pas uniquement aux humains.
Je garde aussi en tête :

  • les jardins,
  • les animaux domestiques,
  • parfois les ruches, les vergers, les espaces de biodiversité.

Cela se traduit par des choix concrets :

  • éviter de placer des émetteurs puissants (Wi-Fi, répétiteurs, caméras) à proximité immédiate de zones de forte activité du vivant,
  • réfléchir à une organisation des réseaux aussi sobre que possible,
  • expliquer aux habitants comment créer des zones refuges, pour eux… et pour le vivant autour.

Conclusion

Parler de CEM & biodiversité, ce n’est pas ajouter un motif d’angoisse de plus.
C’est simplement reconnaître que le vivant ne se limite pas à notre espèce, et que nos choix technologiques ont des répercussions plus larges.

👉 Si vous avez un jardin, des ruches, un terrain agricole ou un projet lié à la biodiversité, nous pouvons réfléchir ensemble à une approche plus “électro-consciente” de ces espaces.

Contactez-moi pour améliorer votre environnement électromagnétique.

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